Le Coran (arabe : القرآن al qurān, lecture) est le livre le plus sacré des musulmans. C'est le premier livre à avoir été écrit en langue arabe, qu'il a contribué à fixer[réf. nécessaire]. Il regroupe les paroles divines qui, selon la croyance musulmane, ont été transmises au prophète Mahomet. Cette transmission de l'archange Gabriel à Mahomet a eu lieu de manière fragmentaire par voie auditive durant une période de vingt-trois ans. Après des débats houleux, le calife al-Mamum à Bagdad, vers 820 proclame le Coran, manifestation de la parole d'Allah, par dogme, incréé, éternel et inimitable. Le débat se prolongera jusqu'au ixe siècle. Ibn Hanbal, aux prises avec une véritable inquisition musulmane, ayant assigné le rôle des autres écrits - Haddith, Sunna — déclare finalement le Coran incréé de la première à la dernière page. Il ne peut donc pas avoir été écrit, précédé, ni prolongé. Son origine n'est pas humaine. Sa critique est une critique d'Allah. La seule étude du texte se résume à l'apprendre par c½ur, et à le mettre en pratique. Il est au c½ur de la pratique religieuse de chaque croyant. Pour les musulmans, le Coran est un livre Saint qui n'a pas subi d'altération après sa révélation, car Dieu a promis que ce livre durerait jusqu'à la fin des temps.
Le Coran
est divisé en cent quatorze chapitres nommés sourates, de longueurs variables. Ces sourates sont elles-mêmes composées de versets nommés âyât (pluriel de l'arabe âyah, « preuve », « révélation »).
La plupart des musulmans ont un grand respect pour le livre et font les ablutions, c'est-à-dire se lavent comme pour faire les prières, avant de lire le Coran. Les vieux Corans sont brûlés, et non détruits comme du vieux papier. Le statut théologique du texte le met en effet à l'écart de toute autre chose : le texte contenu dans le livre est la manifestation même et incréée du seul Dieu et de son seul service.
La plupart des musulmans mémorisent au moins une partie du Coran dans sa langue originale (l'arabe). Cette partie correspond aux versets nécessaires pour faire les prières quotidiennes. Ceux qui ont mémorisé le Coran en entier sont connus sous le nom de hāfiz (pluriel huffāz). Les musulmans pensent que le Coran n'est parfait que dans sa version originale en langue arabe. Ils pensent que les traductions étant d'origine humaine sont imparfaites et faillibles et aussi en raison de caractéristiques polysémiques proprement intraduisibles de l'arabe, et enfin parce que le contenu aurait été inspiré juste dans cette langue. Les traductions sont donc considérées comme des commentaires du Coran, ou des « interprétations de sa signification », et non comme le Coran lui-même. De nombreuses versions modernes du Coran présentent le texte arabe sur une page et la traduction sur la page lui faisant face.
Le Coran
est divisé en cent quatorze chapitres nommés sourates, de longueurs variables. Ces sourates sont elles-mêmes composées de versets nommés âyât (pluriel de l'arabe âyah, « preuve », « révélation »).
La plupart des musulmans ont un grand respect pour le livre et font les ablutions, c'est-à-dire se lavent comme pour faire les prières, avant de lire le Coran. Les vieux Corans sont brûlés, et non détruits comme du vieux papier. Le statut théologique du texte le met en effet à l'écart de toute autre chose : le texte contenu dans le livre est la manifestation même et incréée du seul Dieu et de son seul service.
La plupart des musulmans mémorisent au moins une partie du Coran dans sa langue originale (l'arabe). Cette partie correspond aux versets nécessaires pour faire les prières quotidiennes. Ceux qui ont mémorisé le Coran en entier sont connus sous le nom de hāfiz (pluriel huffāz). Les musulmans pensent que le Coran n'est parfait que dans sa version originale en langue arabe. Ils pensent que les traductions étant d'origine humaine sont imparfaites et faillibles et aussi en raison de caractéristiques polysémiques proprement intraduisibles de l'arabe, et enfin parce que le contenu aurait été inspiré juste dans cette langue. Les traductions sont donc considérées comme des commentaires du Coran, ou des « interprétations de sa signification », et non comme le Coran lui-même. De nombreuses versions modernes du Coran présentent le texte arabe sur une page et la traduction sur la page lui faisant face.

